S’ils jouent un rôle de plus en plus actif dans la direction et le contrôle des politiques et pratiques en matière de rémunération, les comités de rémunération doivent également composer avec un environnement de plus en plus complexe. D’une part, la concurrence pour attirer les gens de talent est plus forte que jamais, de sorte que les politiques liées à la rémunération doivent être conçues de manière à attirer, retenir et motiver les meilleurs candidats. Parallèlement, une plus grande transparence et l’obligation de rendre des comptes en matière de rémunération au rendement sont au nombre des exigences des autorités de réglementation et des actionnaires.

Les comités de rémunération sont idéalement composés d’administrateurs indépendants chargés de mettre en place des programmes de rémunération appropriés et soutenables qui sont alignés sur la mission et la stratégie de l’organisation et ses autres principaux intérêts.

La crise financière a soulevé des préoccupations à l’égard des politiques de rémunération qui pourraient avoir incité à la prise de risques excessifs. Depuis, les investisseurs et les autorités de réglementation examinent avec soin les pratiques de gestion des risques et les pratiques de gouvernance des sociétés, dans le but notamment de savoir si les politiques de rémunération des sociétés ont pour effet d’augmenter leur profil de risque ou d’inciter à la prise de risques excessifs.

De nouvelles règles d’amélioration des circulaires de sollicitation de procurations ont été instaurées pour répondre aux besoins des investisseurs. Ces règles ont pour but d’améliorer la qualité de l’information présentée par les sociétés à l’égard :

  • des politiques globales de rémunération et de l’incidence de ces politiques sur la prise de risques;
  • des actions et options sur actions attribuées aux dirigeants et administrateurs;
  • des possibles conflits d’intérêts résultant de la rémunération des consultants qui offrent leurs services aux sociétés.

Les nouvelles exigences en matière d’information visent également à aider les investisseurs à mieux comprendre le risque découlant des politiques et pratiques de rémunération de la société qui pourraient vraisemblablement avoir une incidence défavorable significative sur la société.

Les responsabilités des comités de rémunération comprennent les suivantes :
  • Déterminer la rémunération du chef de la direction et des autres membres de la haute direction;
  • Élaborer la philosophie en matière de rémunération;
  • Participer à l’analyse et à la revue de la rémunération;
  • Remplir le rapport du comité de rémunération;
  • Superviser la politique concernant la rémunération à base d’actions;
  • Retenir les services d’experts externes ou y mettre fin;
  • Évaluer les propositions des actionnaires en lien avec la rémunération des cadres

Croyez-vous que le resserrement des exigences en matière de communication de l’information sur la rémunération des cadres accroîtra la corrélation entre « rémunération » et « rendement » ?

  • Oui

  • Non

Croyez-vous que le resserrement des exigences en matière de communication de l’information sur la rémunération des cadres accroîtra l’efficacité des comités de rémunération ?

  • Oui

  • Non

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