La crise des prêts hypothécaires à risque a forcé bon nombre de grandes sociétés de placement à comptabiliser des dépréciations beaucoup plus importantes que celles qu'elles avaient prévues. Cette situation a contribué en grande partie à la démission de nombreux chefs de la direction réputés. La gravité de la crise a même poussé certaines personnes à laisser entendre qu'une réglementation plus serrée puisse être nécessaire. Il est difficile de prévoir toutes les autres répercussions qu'engendrera cette crise au cours des semaines et des mois à venir. Une chose est certaine cependant : cette situation a grandement miné la confiance des investisseurs et des conseils d'administration, puisqu'elle remet en question la capacité des plus grandes sociétés de placement de gérer les risques. Comme c'est le cas dans la plupart des échecs liés à la gestion des risques, le conseil d'administration et les dirigeants des sociétés touchées n'avaient pas réellement conscience, en apparence à tout le moins, des risques qu'ils couraient. Et comme cela arrive souvent lorsque les risques se transforment en pertes réalisées, les investisseurs, le conseil d'administration et, dans le pire des cas, même les autorités de réglementation veulent savoir ce qui était connu de la direction et à quel moment.

Les problèmes liés à la crise des prêts hypothécaires à risque sont naturellement complexes et touchent précisément le secteur des services financiers. Mais la façon de gérer les risques intelligemment est un sujet qui concerne toutes les sociétés.